03/12/2012

Copésation de la politique en France : la « boulitique » dans tous ses états

Le philosophe algérien Malek Bennabi utilisait dans les années 1940 le terme « boulitique » pour évoquer la pratique politicienne de la politique, sans enracinement dans un socle de valeurs éthiques.


Servir les Autres, essence de l’action politique, devient alors un slogan creux qui cache l’acharnement à mettre la main sur le pouvoir et jouir des privilèges qui vont avec.

Cet acharnement conduit souvent à la compromission morale et à sacrifier certains principes auxquels on croit, voire au comportement frauduleux, au nom du pragmatisme politique.

Jean-François Copé, pressé d’atteindre le sommet, sans préparation suffisante, est de ceux qui ont attrapé les maux de la « boulitique » : compromission et fraude.

Il s’est d’abord compromis en acceptant de surfer sur la vague « bleue marine » qui semble avoir le vent en poupe en France, et renier certaines valeurs de la droite républicaine dont il se réclame. Ses arguments du style « pain au chocolat » ajoutent le ridicule à la compromission.

Ensuite, par la manière dont il a géré l’élection du président de l’UMP et par son obstination à vouloir consacrer une victoire mal acquise, le maire de Meaux a montré sa capacité à se comparer aux plus grands fraudeurs politiques de la planète à l’instar des Moubarak et Benali.

Il est vrai que les valeurs fondamentales qui forgent la personnalité ne s’enseignent ni à Sciences Po ni à l’ENA, mais s’apprennent dans la famille et à l’école maternelle. C’est dans ces institutions aussi que l’on apprend les règles de base du calcul, comme celle, par exemple, qui stipule que « perdre son âme pour gagner des voix » est une opération suicidaire.

18:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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